IBM annonce les puces quantiques Nighthawk et Loon

19 décembre 2025

IBM a dévoilé deux puces quantiques différentes qu’elle estime pouvoir aider à démontrer « l’avantage quantique », ou la capacité d’un ordinateur quantique à résoudre un problème plus rapidement qu’un ordinateur classique, d’ici la fin de 2026. Les nouvelles puces, Nighthawk et Loon, devraient aider à y parvenir en adoptant des approches différentes pour connecter les qubits dans un ordinateur quantique, générant moins d’erreurs et permettant des calculs plus complexes.

Parmi les deux nouvelles puces, IBM Quantum Nighthawk est celle sur laquelle l’entreprise pense pouvoir itérer pour produire l’avantage quantique. D’ici fin 2025, la version de Nighthawk qu’IBM mettra à disposition de ses partenaires comportera « 120 qubits reliés entre eux par 218 coupleurs réglables de nouvelle génération » disposés sur une maille carrée afin de se connecter à leurs voisins. IBM affirme que cela permettra à Nighthawk « d’exécuter des circuits avec une complexité accrue de 30 pour cent » tout en maintenant des taux d’erreur plus bas. Cela lui permettra également de traiter des problèmes computationnels plus exigeants « qui nécessitent jusqu’à 5 000 portes à deux qubits », selon l’entreprise.

IBM Quantum Loon est la plus expérimentale des deux puces, reliant les qubits non seulement horizontalement sur la puce, mais aussi verticalement, selon New Scientist. Quelle que soit la puce qui s’avérera la plus utile, les options de connectivité supplémentaires permettent de réduire les erreurs et d’effectuer des calculs plus complexes, ce qui pourrait conduire à de nouvelles applications concrètes des ordinateurs quantiques.

Pour accompagner ses nouvelles puces, IBM indique qu’elle contribue également à un nouveau tracker d’avantage quantique dirigé par la communauté, soutenu par Algorithmiq, des chercheurs du Flatiron Institute et BlueQubit. Le tracker « prend en charge trois expériences pour l’avantage quantique, couvrant l’estimation des observables, les problèmes variationnels et les problèmes vérifiables efficacement par des méthodes classiques », déclare IBM, et l’entreprise a invité la communauté de recherche plus large à y contribuer.

Comme le souligne New Scientist, l’approche d’IBM diffère de celle de concurrents comme Google, car elle se concentre sur la connexion des qubits en petits groupes. Google a présenté sa puce Willow en 2024 comme étant théoriquement capable de démontrer l’avantage quantique. Un an plus tard, en 2025, l’entreprise a dévoilé son algorithme « Quantum Echoes » pour Willow, « la première démonstration vérifiable d’un avantage quantique exécutant l’algorithme du corrélateur temporel hors ordre (OTOC) ».

Nadia Kerroum

Nadia Kerroum

Rédactrice chez GeekyAlgeria, j’explore chaque jour l’impact de la technologie sur notre vie. Entre innovations locales, tendances mondiales et culture numérique, je raconte ce qui façonne le futur de manière simple, précise et accessible. Toujours curieuse, je cherche avant tout à partager une passion : comprendre la tech pour mieux la vivre.