Google cherche à résoudre les traînées de condensation grâce à l’IA

23 août 2026

Opération Ciels Bleus, qui implique également le gouvernement britannique, déroutera subtilement des vols pour tester l’évitement des traînées de condensation.

Google et le gouvernement du Royaume-Uni collaborent sur un projet visant à tester si les avions peuvent éviter de créer des traînées de condensation. Le projet, baptisé Opération Ciels Bleus, mènera l’essai dans l’espace aérien de Shanwick, qui se situe au-dessus de l’océan Atlantique nord-est.

Les traînées de condensation sont les longues traînées blanches dans le ciel laissées par les moteurs à réaction. Le plus souvent formées dans l’air froid et humide, elles se forment lorsque la vapeur d’eau se condense et gèle autour des gaz d’échappement des aéronefs. Malheureusement pour le climat, elles peuvent piéger la chaleur émanant de la Terre, réchauffant ainsi l’atmosphère. Les chercheurs estiment qu’elles contribuent à environ un tiers de l’impact climatique total de l’aviation. (Les traînées de condensation, dont les effets ont été mesurés par des scientifiques, ne doivent pas être confondues avec les chemtrails mythiques, dont les « effets » ont été proférés par votre oncle accro aux théories du complot sur Facebook.)

Opération Ciels Bleus durera 30 mois et fera de petits ajustements de trajectoire pour un nombre limité de vols tout en restant dans les opérations normales. Les essais auront lieu au cours des deux hivers à venir. Les contrôleurs aériens utiliseront des prévisions pour repérer les régions atmosphériques où des ajustements verticaux allant jusqu’à 2 000 pieds pourraient aider à réduire la formation de traînées de condensation.

Sur les 10 000 vols qu’on prévoit de traverser la région pendant chaque période d’essai, seulement environ 1 à 5 pour cent seront déviés de leur trajectoire. Des recherches antérieures et des essais plus petits suggèrent que les prévisions basées sur l’IA peuvent identifier les zones atmosphériques où les vols sont le plus susceptibles de créer des traînées qui réchauffent l’atmosphère.

Google fournira des modèles de prévision alimentés par l’IA pour identifier ces régions et utilisera des images satellites et l’apprentissage automatique pour aider à mesurer les résultats. L’entreprise indique participer à titre bénévole, en contribuant 1,4 million de livres sterling (1,9 million de dollars). L’Associated Press indique que le gouvernement britannique fournira plus de la moitié du budget de 5 millions de livres sterling (6,8 millions de dollars) du projet. Pendant ce temps, NATS, le fournisseur de navigation aérienne du Royaume-Uni, s’occupera de l’aspect opérationnel. Contrails.org, le Met Office, l’Imperial College London et l’Université de Cambridge participent également au projet.

Nadia Kerroum

Nadia Kerroum

Rédactrice chez GeekyAlgeria, j’explore chaque jour l’impact de la technologie sur notre vie. Entre innovations locales, tendances mondiales et culture numérique, je raconte ce qui façonne le futur de manière simple, précise et accessible. Toujours curieuse, je cherche avant tout à partager une passion : comprendre la tech pour mieux la vivre.